La naissance du lipofilling du visage est une étape importante dans les processus d'évolution de la médecine esthétique. Cette technique est – cocorico ! – made in France : c’est Pierre Fournier, qui, le premier, décide d’aspirer du tissu graisseux (des fesses ou des hanches), de le purifier pour le réinjecter en profondeur et sous anesthésie locale, en zone creuse du visage.

Cette forme de microgreffe extrêmement ingénieuse donne des résultats de très longue durée. Pourtant, la technique sera mal comprise et n’obtiendra le succès qu’elle mérite qu’une douzaine d’années plus tard, notamment grâce au chirurgien plasticien Sidney Coleman qui fait breveter le nouveau nom – Lipostructure® –, sa centrifugeuse et ses canules. Le lipofilling va surtout permettre de réaliser que l’apparence jeune d’un visage tient aussi à ses volumes et à la non-fonte de ceux-ci, en particulier sur le tiers moyen du visage. Avant, l’accent était exclusivement mis sur la ptôse verticale ou la surface de la peau. L’émergence des lasers à visée dermatologique, puis rajeunissante (re-lissants, re-sculptants), parachève la gamme des méthodes « à portée de tous » pour rester dans le coup.
Finis donc les actes exagérément invasifs, les convalescences très douloureuses. En ce début de troisième millénaire, on cherche surtout à effacer les traces du temps, sans altérer la personnalité et le naturel d’un corps ou d’un visage. Les actes se font de plus en plus doux, ambulatoires… brefs, plus rassurants et mieux adaptés. De quoi jouer sa propre partition jeunesse…